Chronique de Rockin JL, Le Deblocnot’

481892_464602273586579_329935796_n
Posted by laurentpailhes

Voila un artiste singulier que ce Lo Pailhes, cet auteur compositeur interprète guitariste également dessinateur  (il fait des expos-concerts) fréquente les scènes rock depuis 25 ans  sur Paris avec le groupe rock underground qu’il fonde  « the Black Radish » puis direction  Marseille pour un autre projet:  Aéroflot. En solo il sort un premier EP ‘(« Du nouveau ») en 2013 puis celui ci cette année. S’il cite comme influence Lou Reed, Radiohead ou U2 on peut trouver dans sa musique et son attitude des affinités avec Hubert Felix  Thiefaine ou Alain Bashung, ou encore Charlelie Couture.

Il signe textes et musiques sauf le dernier titre signé Eric Jourdan et est accompagné de Marco Deruta à la basse et Jules Pelletier à la batterie. Voici une petite citation qui reflète bien le personnage : « une chanson c’est comme une idée fugace, fulgurante, qui transperce le réel par surprise et vous laisse choir, pantelant, sans autre issue que de la faire vivre (…) une chanson, un éclair ou une simple expression de beauté pourra alors prendre forme et n’appartiendra qu’à vous. Au moins au début, parce qu’ensuite il faudra bien la partager, et chercher celles et ceux qui y seront sensibles au point de vous aimer ».

Belle ouverture à la guitare sur le  morceau titre « Surprise »  et posée dessus  cette voix incantatoire mi parlé mi chanté avec une pointe d’accent et de rocaille avant des flambées  de violence bien rock ou la Gibson ES335 rugit. « Quasimodo » conte sombre , halluciné, avec de belles envolées guitaristiques et refrain porteur (« Je suis le Quasimodo de la chanson actuelle/ Tu es l’étoile qui danse dans la nuit ») confirme l’ impression que nous tenons là un truc peu ordinaire dans la chanson française. Changement de cap avec le folk /pop envoûtant et sombre  « Corner », seul titre composé en anglais,  qui m’évoque un artiste français chroniqué l’an dernier: Terry Brisack (clic) ou pour remonter plus loin carrément du Nick Drake. « Du temps au musée » est vraiment un Ovni, un bijou désabusé, plein d’humour noir et de non-sens, l’histoire d’un chef d’entreprise dont la boite coule, pourchassé par les huissiers, et qui se passionne pour le arts de l’Océanie; la musique est un peu folle aussi, à la Dashiel Hedayat (reclic). « Un tableau bizarre » l’est vraiment bizarre, un peu inquiétant même, puis « Soleil de plomb » qui ouvre sur un air d’harmonica plaintif une belle ballade faussement country. En bonus une version de « Corner » en partie en français.

Voila un  artiste difficile à classer mais ce qui est sur,  c’est qu’il a quelque chose, un univers à lui, pas forcément facile d’approche  (je l’ai de plus en plus accroché au fil des écoutes) , sombre et classieux, rock et poétique à la fois, d’ailleurs les 2 ne sont pas incompatibles, la preuve.  A suivre…

ROCKIN-JL
13/12/2016

Pour lire l’article sur le site du Deblocnot, cliquer ici

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Required fields are marked *.

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>